Compteurs Linky.. c’est quoi ? des risques ?

Beaucoup se posent la question ! Pour ou contre le Linky ? Des craintes côté « santé » ? Le discours anxiogène trouve de plus en
plus d’échos. Cette campagne de communication anti-linky repose initialement sur les principaux « activistes » (selon le terme média consacré) anti-ondes de chez Robin des Toits (anti antennes GSM), Next-Up ou repris par alternative santé, entre autres. Pour le contre, je vous invite à éplucher ces sites.

Malheureusement, entre la première page d’un site ressemblant à une secte (Genre « venez, je vous attends, je suis le messie »), des informations non étayées, aucune statistiques sur les cancers ou les incidents etc…, les « témoignages vidéos » peu fiables avec des musiques-qui-font-peur (entretenir les psychose, ça fonctionne de nos jours), les théories sur le contrôle mental des populations (restons sérieux) … je reste sur ma faim….

Vous pouvez quand même lire l’avis de l’affset (2009) évoquant surtout le fait qu’ils ne savent pas grand chose (pas beaucoup d’étude) et que le principe de précaution doit s’appliquer (ce qui est vrai, est toujours mieux).

Après les téléphones portables, les antennes-relais, le Wi-Fi, le DECT, le Bluetooth … le Linky.
Il est accusé de tous les maux, principalement les risques de cancers et l’électro-sensibilité (beaucoup de symptômes) à cause des « ondes » notamment celles rayonnées par les câbles électriques à cause du signal CPL qui y circule.

Cependant, ont ils raison ? Je ne répondrai pas à cette question. Je ne suis pas expert. En revanche, cherchant à comprendre ce qui m’entoure, cet article va vous permettre de comprendre rapidement comment fonctionne cette technologie, ce qui peut vous permettre de vous faire une idée.
Vous pouvez également lire en détail l’excellent article technique de Canard Pcsur lequel je me suis basé pour comprendre le fonctionnement du compteur.
Il est le pendant des articles anti-linky cités ci-dessus, ainsi que celui de Que choisir….

Lire les pour et les contre sont le seul moyen de se faire une idée.

Bref ….le compteur Linky, une fois installé, va communiquer tous les jours les informations collectées par CPL (technologie fréquemment employée par les Box pour les réseaux internet ou par la domotique). Chaque compteur envoi ses informations par CPL, la nuit, à plusieurs km de distance vers un concentrateur qui se charge d’envoyer les informations à EDF ou autres par l’intermédiaire de signaux GSM (téléphone portable). Afin de parcourir cette distance, chaque compteur peut récupérer les informations arrivant d’un autre afin de les renvoyer. Tout ses signaux ne s’arrêtent bien sur pas aux compteurs mais transiteront donc par les fils électriques de l’habitation créant ainsi un champ magnétique qui est l’objet de toute l’attention et de toutes les craintes, notamment chez les électro-sensibles.

Côté fréquence de ces ondes, le CPL G3 du Linky est conçu pour fonctionner en France à une gamme de fréquences de 35 à 90 kHz, c’est-à-dire de basses fréquences, et non de hautes fréquences en mégahertz (MHz) ou en gigahertz (GHz) comme dans la téléphonie mobile ou le Wi-Fi. Parmi les autres signaux qui exploitent eux aussi des fréquences de l’ordre du kHz, on trouve la voix ou la musique. Les fameux « 44.1 kHz » du CD ou les « 192 kHz » des MP3 en font partie. D’un point de vue physique, ces fréquences sont très loin de celles qui excitent les molécules d’eau (2,4 GHz, comme les micro-ondes). Les effets thermiques des basses fréquences sont donc quasiment nuls, même à des puissances colossales.
La puissance du CPL G3 sera à priori de 0,1 watt max.

En clair, Linky superpose au courant 230V / 50 Hz une fréquence de 35 à 90 kHz avec une amplitude d’environ 1 volt. Ce signal est ensuite transmis par conduction jusqu’au concentrateur par le câble électrique classique.
Dans ces conditions, pourquoi les anti-ondes parlent-ils de « rayonnement » électromagnétique et de leur impact sur la santé ? s’interroge Canard Pc. Effectivement, un conducteur parcouru par un courant électrique rayonne une petite partie de l’énergie qui y
circule ce qui est vrai. S’il est optimisé pour cet usage, on parlera d’antenne et l’efficacité ne sera pas négligeable. Dans le cas contraire, à ces fréquences, seule une infime fraction de l’énergie sera rejetée dans l’environnement sous forme d’onde électromagnétique rayonnée (sinon, jamais le concentrateur ne sera atteint, surtout sur plusieurs km de distance).
Dans le cas de Linky, il ne reste des 0,1 W de départ qu’une part tellement faible que, passés quelques centimètres, il est à priori impossible de la mesurer avec des appareils sensibles (il ne reste que des microwatts).

Canard PC fait la comparaison avec deux antennes parfaitement optimisées pour rayonner un maximum et qui diffuse France Inter à Lyon sur les grandes ondes – fréquence de 162 kHz comparable à celle du CPL G3 – avec une puissance de 2 mégawatts, soit 2 millions de watts, pour une portée de plusieurs milliers de kilomètres.

Leur conclusion est que n’importe où en France, un usager recevra donc probablement un rayonnement électromagnétique plus important en provenance de cet émetteur que du CPL de son compteur Linky…
A noter que l’ADSL à des caractéristiques étonnamment similaires (même gamme de fréquences en kHz, même puissance maximale de 20 dBm, même modulation OFDM…) et déjà déployé en France à grande échelle, et ce sur un réseau non blindé qui n’était pas prévu
pour cela à l’origine.

Bref, à priori, aucun soucis si les valeurs énoncées sont correctes. Les anti Linky essaient de jeter un doute la dessus (je n’ai pas trouvé de preuves tangibles). Ils parlent également du cumul des « pas grands choses tout de même émis » qui finiraient par exciter les cellules etc…
A part peut être pour ceux qui sont déjà électro sensibles, je ne suis pas sur que le risque soit augmenté dans ce cas puisque l’on baigne déjà dans une mixture d’ondes diverses et parfois similaires (et souvent plus fortes).

Personnellement, ce que j’attendais le plus de ce compteur, c’est la transmission en temps réel ou presque de ma consommation, afin de permettre des économies d’énergie et « d’environnement ». Mais malheureusement, ERDF s’est apparemment contenté de laisser à la disposition d’autres fabricants un emplacement physique accessible sous le compteur. Le dispositif en question, baptisé ERL pour Émetteur Radio Linky, se connectera sur la sortie télé-information client. Toutes les deux secondes, la liste des mesures effectuées (tension, courant, puissance, etc.) y est transmise. À charge ensuite à l’ERL de la communiquer à un périphérique d’affichage déporté grâce à un protocole sans fil quelconque (Radio, oui encore des ondes, comme votre portail automatique, votre sonnette sans fil ou votre domotique ou alarme maison (selon modèles)). Mais alors même que Linky est déjà déployé en masse, aucun fabricant ne propose d’ERL.
… aucun intérêt donc pour l’utilisateur ou presque, à part la facture en temps réel voire l’effacement, pour mieux gérer notre réseaux et donc les couts globaux du service ( enfin ce dernier cas, sera surement plus rentable à l’entreprise qu’aux particuliers).

Pour répondre aux autres questions, non liées à la santé et l’environnement, je vous invite toujours à lire cet article complet de Canard Pc, notamment celles liées à la vie privée (qui présente plus de risque sous condition de mauvais usage) ou Linky-Hacking (malveillance, m’enfin quand même ce n’est pas à la portée de tout le monde, surtout que les données sont cryptées).
Il répondra également à des questions intéressantes sur le risque de feu (pas plus que le compteur actuel) ou de mauvais fonctionnement de sa domotique ou de son CPL perso (a priori non, sauf si c’est mal posé, car n’usant pas vraiment les mêmes fréquences).

Damien

ps : la même chose est en cours pour les compteurs de gaz (Gazpar), et de façon un peu différente pour les compteurs d’eau, sur certaines communes (non systématique). Ces derniers fonctionnent par radio, vers quelques concentrateurs a communication GSM par commune.

20% de bio en restauration collective: Les Sénateurs disent « non » !

20% de bio en restauration collective: Les Sénateurs disent « non » !
…. Ils ont dit non (y compris nos deux sénateurs ycaunais UMP*) et c’est dommage car cela peut favoriser d’une part les circuits courts (et donc les agriculteurs locaux) et une agriculture locale plus responsable de l’environnement (et donc moins de pesticides dans notre eau potable).

Pourtant, le bio n’est pas réellement plus cher (argument souvent mis en avant pour ne pas proposer du Bio à nos chers enfants) : une étude a montré que le surcoût du bio (variable de 10% à 45%) porte uniquement sur le prix des denrées. Or les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent que 32% du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n’est plus que de 2% (soit en moyenne 0.13€, payé généralement à 30% par les familles et le reste par la commune, selon le fonctionnement adopté)

Pour mémoire, lors du Grenelle Environnement (N. SARKOZY (UMP*), la France s’était engagée à introduire 20 % de produits biologiques dans les cantines scolaires d’ici à 2012.

… en conclusion : quel avenir veut on proposer à nos enfants et petits enfants… nos sénateurs ont décidés.

* aucune polémique sur aucun groupe politique, mais cela met encore en évidence l’incohérence et l’inconstance des politiques en général.

Avis SIAEP

Le SIAEP a enfin distribué la semaine dernière un avis concernant la pollution de l’eau

Tout va bien madame la marquise.
Le courrier nous précise bien que l’eau est bonne car on n’a pas atteint la VMAX de 240µg/l. Nous ne sommes « que » à 0.37 µg/l .

Normes de qualité DCE pour les eaux souterraines :
– 0,5 µg/l, valeur seuil maximale pour la moyenne de la concentration totale en pesticides ; (total des pesticides mesurés)
– 0,1 µg/l, valeur seuil maximale pour la concentration moyenne d’un pesticide (sauf pour quatre substances pour lesquelles cette valeur est 0,03 µg/l).
Ces deux seuils correspondent aussi aux concentrations maximales admissibles pour une eau potable ;
5 µg/l est la valeur maximale admissible pour la concentration totale en pesticides au-dessus de laquelle les traitements pour rendre l’eau potable ne sont plus possibles. (c’est à dire : abandon de la ressource et on va voir ailleurs, si c’est possible)

Chacun ses tolérances. Moi, à la VMAX, je ne la boirais pas.

Je précisais également dans mon dernier article que le captage est déjà pollué par les nitrates, pollution agricole existant depuis longtemps, (en dessous la norme mais pas très loin : entre 30 et 40 mg/l en général- et en permanence). Attention, il n’est pas non plus conseillé de faire boire cette eau à un nourrisson (voir ici .
Les nitrates peuvent être responsables de la méthémoglobinémie chez les nourrissons de moins de 6 mois. Cette maladie résulte de la réaction des nitrites avec l’hémoglobine du sang, empêchant celui-ci de transporter l’oxygène des poumons vers le reste du corps.

Pour terminer, vous trouverez bien la seule analyse de pesticides annuelle réalisée sur Charbuy ici. 1 seule analyse complète sur les 12 en distribution. Les autres analyses concernent entre autre les nitrates, paramètres généraux, bactériologie.
A cela s’ajoute une analyse tous les deux ans en production : ici

Heureusement, la municipalité souhaite Limiter les pesticides, au moins communaux

Damien