Journée du patrimoine

C’est les journées du patrimoine ! Pourquoi ne pas faire un tour sur L »inventaire national du patrimoine naturel

A charbuy, vous pouvez vous promener, en toute délicatesse (attention ou vous marchez), sur le site Natura 2000 de Charbuy-Branches, près de l’aérodrome : Landes et tourbière du bois de la Biche

Les tourbières, implantées en fond d’un vallon marécageux, accueillent des espèces hautement spécialisées (Sphaignes) et dont certaines sont rares (et protégées) en Bourgogne (Rossolis, Osmonde royale, Bruyère à quatre angles, Rhynchospore blanc; Drosera roundifolia…). Leur intérêt est renforcé par la présence d’espèces océaniques en limite géographique Est (Ajonc nain, Piment royal…).
Les landes sèches à Bruyère développées sur matériaux sableux pauvres sont colonisées par des espèces protégées en Bourgogne (Persil des montagnes, Bruyère cendré) et rares (Spiranthe d’été).

… un des plus beau site de l’Yonne, menacé par une éventuelle déforestation dans le cadre du Plan de Sécurité Aéronautique de l’aérodrome d’Auxerre Branches.

ASEC Vs Poulailler – Résultat procédure du Tribunal

La Cour administrative d’appel de Lyon vient de donner raison à l’ASEC.
Dans son jugement, la Cour décide en effet :
– d’annuler le jugement du Tribunal administratif de Dijon qui avait rejeté notre demande ;
– d’annuler l’autorisation du Préfet de l’Yonne permettant l’exploitation du poulailler industriel projeté par la SCEA des Glaines à Charbuy;
– de condamner l’Etat aux dépens.

On peut noter que la Cour souligne qu’un tel élevage “produit nécessairement des odeurs, des poussières et de l’ammoniac“ et que le dossier de la SCEA des Glaines “n’a fourni aucune autre précision quant aux conditions de traitement des odeurs {…} et que ne sont aucunement précisées les modalités selon lesquelles seront traités les inconvénients se rapportant à l’émission de poussières et d’ammoniac“. La Cour note qu’il en est de même pour “les informations relatives au mode et conditions d’utilisation, d’épuration et d’évacuation des eaux résiduaires et des émanations de toutes nature ainsi que de la gestion des déchets d’exploitation et les dispositions prévues en cas de sinistre“.
Ce jugement donne tort aux services de l’état qui n’auraient pas du accepter un dossier incomplet.

Après la confirmation en appel par cette même Cour de la validité du refus de permis de construire opposé par la Mairie de Charbuy, c’est maintenant le rejet de l’autorisation d’exploitation qui est prononcé.

La très forte mobilisation (plus de 1 100 signataires de notre pétition), votre détermination et les actions menées avec vous par l’ASEC, ainsi que la qualité et le sérieux des arguments développés par notre avocat et celui de la Mairie, ont permis d’obtenir ce résultat.

Grâce à votre soutien et votre engagement, ce projet, nuisible pour notre village et pour la majorité de ses habitants, a pu être bloqué. C’est un succès collectif dont nous pouvons être fiers.

Après celui-ci dans un souci d’apaisement, nous vous proposons de retirer les multiples pancartes que nous avions accrochées à nos maisons ou clôtures pour afficher notre opposition. Pour l’avenir, nous restons néanmoins vigilants et mobilisés. Nous serons d’ailleurs présents au vide-greniers de Charbuy, comme chaque année et nous vous convions à nous rendre visite pour échanger avec nous.

L’ASEC, avec votre appui, continuera à veiller et à se battre, chaque fois que nécessaire, pour préserver la qualité de notre environnement et pour que Charbuy demeure ce village que l’on aime, que l’on défend et où « il fait bon vivre ».

Le bureau de l’ASEC

Glyphosate

Agir pour l’environnement partage sa liste des députés ayant votés pour ou contre l’interdiction du glyphosate.

La liste ici

Très concernés par nos récurrents problème d’eau potable dans l’Yonne (dus aux pesticides), deux étaient absents (républicains et divers droites) et un (en marche) a voté contre l’interdiction (donc pour le glyphosate).

Sans commentaire.

Damien

Notre environnement : Générateur anti-grêle et nanoparticule d’iodure d’argent

42 générateurs « anti-grêle » sont déployés dans l’Yonne, afin de protéger notre vignoble Icaunais.
la carte
Les plus proches de CHARBUY sont ceux d’APPOIGNY, JOIGNY, VOLGRE, POILLY SUR THOLON et VILLEFARGEAU.

Enfin, ils ne sont pas « anti » grêle. En injectant des nanoparticules d’iodure d’argent dans les nuages, l’objectif est d’augmenter le nombre de grêlons au dépend de leur taille et de leur effet dévastateur.
Ils seront mis en service dès que le risque de grêle dépassera 40%, 4h avant l’orage, pour une efficacité de 50% (enfin c’est ce qui est vendu, une chance sur 2, c’est facile comme chiffre).

Intéressons nous à ce produit que l’ANELFA (Association Nationale d’Etude et de Lutte contre les Fléaux Atmosphériques) juge inoffensif.

Les générateurs de vortex se composent d’une bouteille d’air comprimé qui met sous pression une solution contenant de l’acétone et de l’iodure d’argent qui est ensuite vaporisée dans l’atmosphère via un bruleur.
La flamme permet alors au mélange gazeux contenant des particules d’iodures d’argent de s’élever rapidement dans les airs. Une quantité massive de particules (2 x 1011 chaque seconde) peut être délivrée (8.8 g chaque heure par appareil).

La fiche toxicologique montre qu’il n’y a pas beaucoup d’étude sur le sujet, mais l’iodure d’argent s’accumule dans le foie facilement, s’inhale facilement (puis migre facilement dans le corps), et est toxique pour la vie aquatique. Je cite : « La pulvérisation d’aérosols d’Iodure d’argent peut entraîner une contamination des sols et des milieux aquatiques, dont on ignore actuellement l’impact sûr l’environnement. »

Les nanoparticules aéroportées poserait donc un problème de santé du fait de leur capacité à pénétrer profondément dans les voies respiratoires, puis à migrer dans l’organisme, (Université Virgina Tech, États-Unis, 2012 dans le Journal of the Air and Waste Management Association).

Certaines plantes, comme les mousses et lichens peuvent les stocker. Interrogez vous quel animal de plein mange du lichen, et que vous manger ensuite pour voir comment cela peut s’accumuler dans votre organisme.

A l’heure ou il est prévu de supprimer les nanoparticules de dioxyde de titane de nos assiettes (agent blanchissant), voire des cosmétiques etc… on peut vraiment s’interroger sur l’utilité de nous rajouter une pollution probable et très volatile tous les 10 km dans le secteur. D’autant que le vignoble s’en est bien sorti jusque la.

Encore une fois, le principe de précaution devrait primer.

Damien

Crue 2018, les lacs sont pleins….

Nouveau « crue » 2018, tout est plein….

Et non, ce n’est que de l’eau, beaucoup d’eau.
Après une année 2017 et un hiver 2016-2017 très sec, avec des déficits de pluviométrie importants… la nature se rattrape avec un hiver doux et tempétueux.

Sur le Loing, par exemple, des articles d’octobre 2017 montraient un niveau très bas de remplissage du Lac de Bourdon.
Il en étaient de même pour la majorité des lacs Aube, Marne, Seine et Pannecière.

Mais depuis décembre et surtout janvier, tout a changé. Les lacs ne protègent plus le secteur du Loing et de l’Yonne, car ils arrivent quasiment à saturation. Le Bourdon s’achemine à une hauteur de 14.4m ce jour (pour 15 m maximum) et le remplissage de Pannecière est de 84% (+1% en un jour). Idem pour la protection de Paris avec les lacs Aube, Marne et Seine qui sont entre 80 et >100% de remplissage.
source : http://www.seinegrandslacs.fr/quatre-lacs-reservoirs

On parle ici d’un stockage de 820 000 000 de m3 d’eau plein en moyenne à 90% le 26 janvier.

A partir de maintenant, et pour le reste de l’hiver, c’est presque zéro protection contre les crues pour les secteurs Yonne et Loing. Il n’y a plus qu’a espérer que l’on ait pas un printemps « 2016 ».

La centrale nucléaire de Belleville sous « surveillance renforcée »

L’ASN (autorité de surveillance nucléaire) a mis la centrale nuclaire de Belleville sur Loire (1h et 67 km* de CHARBUY par la route), en surveillance renforcée (procédure très rare), suite à des défaillances significatives répétées, couplées à des « carences » de la part de l’exploitant (EDF).
L’ASN a relevé en 2016 « plusieurs défaillances de l’exploitant dans l’identification et l’analyse des conséquences des anomalies affectant certains équipements importants pour la sûreté ». A cela s’ajoutent « une dégradation dans la qualité des réponses qui lui sont fournies, ainsi qu’une réactivité insuffisante de l’exploitant ».

La centrale a été mise en service en 1989 et arrive donc à 28 ans de vie (pour 30 ans prévu initialement). Cette surveillance renforcée arrive pourtant alors que le « grand carénage » de la centrale est commencé depuis 2016 et se poursuivra jusqu’en 2019, dans le but de prolonger la vie des centrales au delà des 30 ans d’amortissement prévu (40..50…60 ans ..plus ? le rêve :p).

…Pendant ce temps la, des dérogations sont acceptées pour d’autres ouvrages….

Alors, sans vouloir retourner à l’âge de pierre, peut être devrait on s’interroger pour notre sureté à d’autres méthodes de production d’énergie.
Et oui, des alternatives existent et elle créent des emplois locaux (ça commence par l’isolation des maisons). Il faut juste avoir le courage politique d’encourager la vrai transition énergétique et la sortie progressive de que l’on ne veut plus (pétrole, nucléaire etc..).

* Pour mémoire, Fukushima a eu un effet marqué à très marqué jusqu’à environ 60km de distance, dans le sens du vent voir ici

Damien.

Point sur les pesticides AEP CHARBUY

0.117 µg, c’est la somme des résidus de pesticides sur la dernière analyse (non complète) de l’eau distribuée.
Plus d’un an après le début de cette pollution au Metazachlore, l’eau est redevenue « potable » (selon les normes).
Jusqu’à la prochaine fois puisque peu de choses efficaces sont faites pour améliorer la qualité de l’eau dans l’Yonne.

Premières mesures de restriction d’eau

Depuis octobre 2016, le déficit hydrique sur Auxerre atteint 150 mm (soit environ 21% de la pluviométrie annuelle). Les nappes et les barrages n’ont pas subi une recharge normale et comme cela pouvait être prévu depuis plusieurs mois, les premières restrictions d’eau arrivent et seront surement amener à s’amplifier au vu des températures.

Les premières mesures de restriction d’eau concernant trois secteurs : la Cure, l’Armançon, le serein aval et le secteur Tholon-Ravillon-Vrin-Ocques
Charbuy est donc ciblé en ce qui concerne le bassin versant du Ravillon (Ponceau…). et station d’épuration principale.

Il est globalement interdit pour les communes concernées : le lavage de véhicule, remplissage de piscine et vidanges de plan d’eau.

En outre, entre 8 et 19h, il est interdit le nettoyage à l’eau, l’arrosage des potagers, cultures etc… sauf cultures maraichères.

arreté complet